le paquebot Dans mes soutes le rêve abonde, Ardente Europe, nous voici. Nous avons fait le tour du monde, Chante le paquebot noirci. Le vieux poème que répète La vague aux vagues du néant, Dans les cheveux de la tempête M'a traîné sous son poing géant....
Lire la suitepremière sortie Au long du toit rustique où décline la tuile Le soleil qui s’étend et glisse en nappe d’huile S’arrête sur le bord un instant, et soudain, De son poids ruisselant tombe sur le jardin Dont la pelouse fraîche est une île étalée Qu’enserre...
Lire la suiteverdures de paris - De quels purs éléments naît ton charme, ô verdure ? - Du bleu si frais de l’eau, de l'or si beau du jour. - D'où ce baume qui plus que ta nuance dure ? - Du dieu dont ce mortel feuillage est le séjour. Frondaisons! Revoici le feuillage...
Lire la suite
confection d'un sonnet I Pour résoudre l'obscur sonnet Qui fermente en ton mésentère De toi suffira-t-il de traire Deux quatrains, deux fois un tercet Selon le dessin qu'en traçait Boileau monté sur Despautère (Six, et sept il est salutaire De compter...
Lire la suite
monsieur de la gandara La lune se lève sur le marronnier, Monsieur de La Gandara rêve au Luxembourg ; La lune se lève sur le marronnier Et monsieur de La Gandara la regarde ; On entend au loin battre le tambour De garde. Dans la douceur de ce soir printanier...
Lire la suite
l'escale Gars d'Audierne et de Cancale, Ils ont aujourd'hui débarqué. Le navire dort à la cale. Eux ils traînent le long du quai. La nuit est lentement venue. Ils restent graves, à songer. Dans la grande ville inconnue Que tout leur paraît étranger !...
Lire la suite
soirs de province Les soirs de la province avec leurs mêmes bruits De famille et d'intimité sans confidence, Le long bourdonnement de guêpe du silence Sont le précieux remède à tes fièvres, Paris ! La vie est bonne et loin des tenaces instances De la...
Lire la suite
nocturne O mer, toi que je sens frémir A travers la nuit creuse, Comme le sein d'une amoureuse Qui ne peut pas dormir; Le vent lourd frappe la falaise... Quoi ! si le chant moqueur D'une sirène est dans mon cœur - O cœur, divin malaise. Quoi, plus de...
Lire la suite
euterpe Douce musique sous les branches Que chauffe un bel après-midi; La semaine des trois dimanches N'en est encore qu'au mardi. Où sont nos vieux soucis ? Où sont nos vieilles peines Et les tristes espoirs où s'égaraient nos jours ? Où sont ces époques...
Lire la suite
offrande à l'automne Femme au front couronné de lierre et de grenades, Je te salue, Automne, amante des exils ! Saison du souvenir, de l'oubli, des malades, Des retours hasardeux et des coeurs en péril ! Comme le coeur mouvant de Chérubin, tu changes...
Lire la suite