Par la Revue critique des idées et des livres
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chanson du chat gris
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Heure très belle et très fine Où le soleil non pareil Qui décline Promène sur le mur de longues tresses d'or ! Oh ! Regarde... Sur le gazon Devant la maison... Le chat gris à la queue rayée, Qui, charmant tigre domestique, Lève une patte Délicate Et joue avec un moustique. |
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louis codet, 1876-1914. Poèmes et chansons (1926).
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la promenade matinale
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Chausse, mon compagnon, tes espadrilles blanches; II fait grand jour, et la montagne nous attend !... Nous passerons le pont tremblant, le pont de planche Nous irons vers ce lac que l'on voit miroitant. Dépêche, il fait grand jour... Que la montagne est verte ! La sapinière a tant d'arôme ce matin !... Nous aurons chaud, là-bas, dans la gorge déserte Où sont les éboulis et les coteaux de thym... Dépêche-toi !... Déjà toutes les femmes lavent; Tous les bergers sont loin : entends-tu les troupeaux ? Hardi, hardi ! Prenons nos sacs et nos chapeaux !... Je vois un vieux pêcheur marcher au long du gave, Et dans le pré deux petits gars, en reculant, Font monter au ciel bleu leur rouge cerf-volant. |
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louis codet, 1876-1914. Poèmes et chansons (1926).
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le port catalan
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Que j'aime la douceur de la mer catalane, Au retour des bateaux, le soir, quand les pêcheurs Traînent sur les galets, jusqu'au pied des platanes, Leurs barques aux beaux flancs, claires comme des fleurs. On pèse les poissons qu'on vend sur le rivage, Et le vieux Gaudérique en bonnet phrygien, Fume sa pipe, assis sur un rond de cordages, Tandis qu'un enfant nu joue avec un gros chien. Une voile palpite encore au vent d'Espagne ; On voit parmi les chênes-verts de la montagne Descendre les mulets portant les raisins noirs... Que j'aime la douceur de la mer catalane ! Nous danserons, ce soir, quelque lente sardane, Sous la lune qui luit, pure comme un miroir. |
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louis codet, 1876-1914. Poèmes et chansons (1926).
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